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Martin Solveig

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Le retour du DJ Martin Solveig !

Le faiseur de tubes à la réputation mondiale nous dévoile ses projets musicaux, les coulisses de son tout nouveau show et nous parle de son amour pour sa ville natale. Entretien.
Propos recueillis par Antony Harari

Ton nouveau morceau My Love a eu d’excellents échos. Tu le ressens quand tu le joues en live ?

My Love a bénéficié d’un super accueil, ce titre parle particulièrement aux gens dans la mesure où la dimension émotionnelle est très peu représentée dans la musique électro. My Love constitue une respiration, un moment de fraîcheur. Lorsque je le chante en live sa dimension lui donne un impact supplémentaire, créant un véritable moment de communion avec le public !

 

Certains titres de ton album sont « presque prêts ». Peux-tu nous en dire plus ?

Je ne sors jamais de morceaux sans avoir l’intime conviction qu’ils sont prêts à 100%. Plusieurs titres sont effectivement dans les starting-blocks. Des collaborations et featuring sont en cours de discussion. Je ne peux vous en dire plus mais je suis très content de ce qui se profile…

 

Tu es très actif sur Instagram, Facebook et Twitter. Quel est ton rapport avec les réseaux sociaux ?

J’ai débuté ma carrière à un moment où les réseaux sociaux n’existaient pas. Ils constituent une véritable révolution sociétale, mais il faut être vigilant et faire attention aux dérives. Rien ne remplace le contact humain, physique et émotionnel. Cependant, les réseaux sociaux offrent un formidable lieu d’expression et de communication. Étant un grand optimiste, résolument tourné vers l’avenir, m’inscrire dans cette dynamique est une évidence pour moi.

 

Ta nouvelle tournée débutera à l’Olympia. Qu’évoque pour toi cette salle mythique ?

Mon tout premier Live était à l’Olympia en 2009. C’est avec beaucoup d’humilité et de fierté que je foulerai à nouveau cette scène le 2 Novembre 2018. Cette salle est absolument mythique, incontournable, tous les plus grands noms de la chanson s’y sont produits. Et puis c’est Paris, la ville qui m’a vu grandir, celle de mes premières expériences humaines et musicales. Ma famille, mes amis, tous ceux qui me soutiennent depuis longtemps seront à mes côtés. Cette date sera forcément chargée d’émotion.

 

De plus en plus de DJs font des live dans des salles de concert traditionnelles. Comment expliques-tu cette nouvelle tendance ?

Je pense que l’ère du « deejaying » touche à sa fin. La grande majorité des djs sont aussi producteurs et veulent proposer une expérience inédite au public en présentant des shows ultra-personnalisés avec des effets spéciaux, lumières, vidéos, scénographie et performances. C’est très stimulant pour les artistes qui se réinventent et s’efforcent de décliner une identité forte. Le public est gagnant aussi puisqu’il assiste à des shows plus poussés.

 

Quelle est ta recette pour fabriquer des tubes ?

Ma voix est mon instrument de prédilection. Le public ne le sait pas forcément, mais je chantais déjà sur « Night Out » et « Intoxicated ». D’abord, je produis une version instrumentale, à partir de mes fredonnements, que j’enregistre. Puis, j’y incorpore les mélodies et arrangements. Ensuite, j’envoie des maquettes aux chanteurs pour de futures collaborations. Les mélodies de voix sont des pièces centrales dans mon travail, j’y accorde une attention toute particulière.

 

Quand tu es à Paris, entre deux dates, comment profites-tu de la capitale ?

Mon péché mignon : la lecture de l’Équipe, accompagné d’un bon café au café Les Deux Magots !

 

Tu es plutôt Roland-Garros ou Parc des Princes ?

Vraiment difficile de choisir ! Même si j’adore les deux, je pratique plus régulièrement le tennis.

 

Le club parisien le plus mythique pour toi ?

Le Palace, club effectivement mythique c’est le mot et puis c’est là que j’y ai fait mes débuts !