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Appelez-moi l’Empereur !

Personnage truculent, collectionneur d’art mondialement connu, animateur télé, Chevalier de l’ordre des arts et des lettres, et auteur d’ouvrages consacrés à Napoléon, Pierre-Jean CHALENÇON, partage aux KissCiteurs son actualité riche, ses coups de cœurs et coups de gueule, sans filtre, ni tabou, au micro d’Estelle ! 

Par Estelle GUEÏ

 

Entretien avec Pierre-Jean CHALENÇON

 

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Bonjour Pierre-Jean, avec près de 3.000 pièces de collections, vous êtes un des plus grands collectionneurs au monde, d’objets ayant appartenus à l’Empereur. Comment devient-on fan de Napoléon à 7 ans ?

Je suis devenu fan de Napoléon, car c’est un personnage historique et mythique, un peu comme le héros de BD Superman. Puis on tombe dedans, un peu comme Obélix dans la marmite ! Napoléon est un personnage assez extraordinaire. Enfant, j’étais fasciné par ce côté un peu hors norme découvert en bande-dessinée.

 

Quel était votre moteur lorsqu’à 19 ans vous adhérez au Souvenir Napoléonien ?

C’est une association créée à Nice en 1937, pour favoriser les rencontres entre passionnés de l’histoire de France et de Napoléon. Les aficionados proviennent du monde entier : Canada, Italie, Espagne, Belgique, Russie… Ma motivation première en adhérant à ce club de collectionneurs, était de participer aux conférences et de voyager.

 

Vous avez déclaré dans l’émission TV Le Jerry show que Napoléon est l’homme de votre vie. En ce moment votre cœur est-il pris ?

Pierre-Jean CHALENCON est aussi surnommé l’attaché de presse de Napoléon

Mon cœur est avec Napoléon, mais c’est un cœur historique ! Mon cœur est libre. Je pense que c’est difficile lorsqu’on est passionné par quelque chose d’avoir son cœur pris constamment. Et puis la personnalité que je suis, fait fuir beaucoup de gens malheureusement…Je suis très bien tout seul !

 

Imaginons qu’il existe une possibilité d’entrer en communication avec Napoléon. Que lui diriez-vous ?

Je lui dirais : « Écoutez Majesté il est temps que vous reveniez, parce que c’est le bordel ici ! » (rires)

 

Quel scénario ou stratégie militaire aurait-il trouvé pour déjouer le Covid-19 en France, qui met en péril notre économie, nos libertés et nos petits commerces ?

Je vais vous répondre par une image : à l’époque de la seconde guerre mondiale il y avait près de 50.000 morts par jour et il n’y avait pas d’hommage national de rendu. Napoléon aurait balayé d’un revers de main en disant : « écoutez c’est la vie, et lorsqu’il y a la vie, il y a la mort ! C’est la loi de la nature. Les plus forts résistent au COVID et les plus faibles disparaissent ! » Je pense que cette vision est largement partagée.

Napoleon est une source d’inspiration intarissable pour ce collectionneur d’art Napoléonien

Selon vous quelle personnalité vivante se rapprocherait de Napoléon Bonaparte ?

Il n’y en a aucune !

 

Vous appréciez l’ancien Président des États-Unis, Donald TRUMP, se rapprochait-il du management de Napoléon ?

Pierre-Jean CHALENCON. et Ivana TRUMP

Trump m’amuse plus que je ne l’aime ! Sa personnalité me surprend. Il contraste avec l’uniformisation de tous ces dirigeants occidentaux, qui sortent du même moule. S’il n’y avait pas eu le COVID Trump aurait sûrement été réélu haut la main. Ses chiffres sur le chômage étaient excellents. Le dollar n’avait jamais été aussi haut par rapport à l’euro. Il avait réussi à faire revenir toutes les entreprises américaines délocalisées. Baissé les charges. Ses mesures sur le mur et l’immigration. Au niveau de la politique étrangère, il a été l’un des meilleurs présidents américains pour les accords de paix. Il a désamorcé la Corée du Nord, tout en signant un accord de paix avec Israël et un certain nombre de pays. Objectivement, son bilan était plutôt positif, même si sa personnalité était dérangeante par son côté outrancier. C’est cela qui a dû lui causer plus de problèmes.

 

Comment trouvez-vous la nouvelle déco de l’Élysée, vitrine du savoir-faire-français et symbole du pouvoir ?

Je préférais le rouge et or de la salle des fêtes. Ça lui conférait une allure impériale, régalienne. Lorsqu’on se rendait à l’Élysée auparavant, il y avait ces fameuses tapisseries du XVIII ème, ces velours rouge et or, qui lui conféraient du cachet, comme au Château de Versailles !

L’ancien se respecte, surtout quand il symbolise le pouvoir !

 

Napoléon était un grand amoureux de la femme, mais aussi bisexuel, car il a eu quelques aventures masculines. Un trait commun avec vous ?

Peut-être…en tout cas Napoléon aimait beaucoup les femmes, mais il a aussi aimé les garçons. A l’école militaire, il a eu des relations assez jeunes, car tout cela se faisait. A la fin du IXX ème siècle, les britannique, puritains, conservateurs et bourgeois, ont jugé la bisexualité outrancière. Les gens ont toujours été bi en grande majorité, vous n’imaginez pas le nombre de copains mariés ou soi-disant hétéros que j’ai fréquenté (rires). César et Alexandre le Grand

étaient aussi bisexuels. Tout cela a été oublié dans l’Histoire !

 

 

Quel est votre rapport avec les têtes couronnées et familles impériales du monde ?

Je suis Bonapartiste, donc par essence tout cela me fait marrer, mais j’estime qu’à chaque génération on remet les pendules à l’heure. Je suis issu d’une grande famille aristocratique, qui sous l’ancien régime a porté le titre de Marquis. Ma famille, les Polignac, est l’une des plus vieilles de France. Nous aurions de lointaines racines GRIMALDI.

Selon moi, les monarques qui ont le plus de pouvoir, sont le Prince Albert de Monaco et le Grand-Duc du Luxembourg.

 

Fils de journaliste et frère de la présentatrice TV, Isabelle CHALENCON, vous baignez depuis tout petit dans l’univers des médias et des peoples. Quelle rencontre vous a le plus marqué ?

Dans l’émission Affaire Conclue diffusée sur France 2

Étonnamment, pas forcément les plus connues. Lorsque j’étais plus jeune, j’ai eu la chance de rencontrer Gianni VERSACE en 1990, à New-York. C’était l’une des première personnalités world wide que je connaissais. Très sympa, bel homme et charmeur. Par la suite, j’ai côtoyé des grands couturiers, comme Ralph LAUREN ou SAINT LAURENT. Loin des paillettes, la rencontre, à 17 ans, avec le fils du Général de GAULLE, l’Amiral Philippe de GAULLE, m’a aussi marquée. C’était au restaurant à l’Orée du Bois, pour la galette des rois du RPR. Il y avait aussi Jacques CHIRAC, avec qui j’ai échangé et qui m’a même passé la galette. Mon père était journaliste et recevait beaucoup d’invitations, où je l’accompagnais parfois. Plus tard, en voyageant j’ai aussi rencontré Valéry GISCARD d’ESTAING, Mikhail GORBATCHEV et le Président TRUMP aux USA. Plus on est connu et moins on est impressionné par les personnalités, car tout cela n’est que du décorum !

 

On vous accuse souvent d’impostures, comme l’amant de Michou, Erwan, qui a exprimé par voix de presse, que vous ne connaissiez pas Michou. Quelle était votre relation avec l’homme en bleu ?

Michou était un ami de la famille de Pierre-Jean CHALENCON

C’était bien la première fois d’ailleurs qu’on me disait que je ne connaissais pas quelqu’un ! Mais pour mettre les pendules à l’heure, Michou était un ami de mon père, qui avait fait ses études avec l’homme politique Édouard CARLIER, qui était le meilleur ami et petit-ami de Michou pendant de longues années. Donc à l’âge de 6 ou 7 ans, j’accompagnais mon père aux cocktails et dîners, organisés chez Michou. Pendant 13 ans je l’ai côtoyé, avant de le perde de vu. 2 ans avant son décès, je l’ai retrouvé au Casino de paris où il y avait un concert. Là Michou m’est tombé dans les bras en disant : « C’est ma star ! Je t’adore !  A partir de ce moment, on ne s’est plus jamais quitté jusqu’à sa mort…Je n’ai jamais été l’amant de Michou, même si je l’adorais. Il m’a beaucoup conseillé.

 

Véritable arc en ciel émotionnel, on vous a reproché d’avoir trop parlé et d’avoir posé aux cotés de personnages sulfureux, controversés par la presse. D’où vous vient ce chic pour attirer autant les foudres ou commettre des impairs médiatiques ?

Pierre-Jean CHALENCON, un personnage vrai, fantasque et authentique !

Parce que je suis naturel et vrai, sans filtre ! D’ailleurs c’est pour cela que je suis autant populaire. La preuve, bien que je sois parti de l’émission « Affaire Conclue », France Télévision rediffuse quasiment

quotidiennement, les séquences où je suis présent. La moitié des spectateurs ne savent même pas que je suis parti. Concernant la photo avec l’humoriste Dieudonné, ais-je fais une photo avec un criminel de guerre ? Ai-je commis un crime ? Je n’ai pas sali l’image de la télévision. C’était une soirée privée, chez des connaissances, on a encore la liberté d’expression, la liberté de faire des photos avec qui on veut quand même ! Effectivement, je regrette ce cliché car l’affaire a pris une tournure ridicule.

 

Vous êtes un personnage sulfureux, assumant ses positions, comme le tweet que vous avez balancé sur la toile en accusant Line Renaud de n’avoir pas soutenu l’humoriste gay, Thierry Le luron. Quelles sont les valeurs qui vous animent ?

J’ai les valeurs de l’amitié, j’aime les gens pour ce qu’ils sont. Quand ils sont gentils, j’aime l’exprimer et l’inverse également. Maintenant, on ne peut plus rien dire, cela s’appelle de l’hypocrisie. Ça me fait penser à la comédie satirique de Jean YANNE, « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », qui montrait l’importance d’exprimer les vérités sur les gens, qu’ils soient gentils ou mauvais. Depuis, j’ai  compris et j’ai fait mon mea culpa.

Pierre-Jean Chalençon, collectionneur et expert réputé de la période napoléonienne @Photo Damien Grenon

Vous êtes maintenant un homme d’affaires reconnu à travers le monde. Enfant, comment étiez-vous ?

J’étais très turbulent. Je montais très vite au cocotier et en redescendait aussi très vite !

 

Vous avez gardé votre âme d’enfant !

Oui, je l’ai toujours. D’ailleurs Charles Trenet disait souvent, que même à son âge, il conservait son âme d’enfant. C’est important de la conserver, car parfois on voit des gens de 40 ou 50 ans qui ressemblent à des vieux cons ! Moi j’ai 50 balais et j’ai toujours l’impression d’en avoir 20 !

 

En 2005 vous publiez un livre hommage à Charles Trenet, préfacé par Jacques Higelin. Quels souvenirs conservez-vous de cette amitié ?

Il y a eu Napoléon, il y a eu Charles Trenet dans ma vie. C’est l’homme de ma vie. Je l’ai connu pendant une vingtaine d’années. Je pense quotidiennement à lui. J’aime évoquer son souvenir avec des amis communs qui sont hélas de moins en moins nombreux. Avec « la petite bande de Trenet » on se parle assez régulièrement. Charles était comme moi et n’avait pas sa langue dans la poche. Il m’a donné un peu de cet état d’esprit, de toujours se battre contre la pensée unique. La bien pensance est absolument horrible. Quand on en arrive là, c’est qu’on est au bord d’une dictature. Aujourd’hui nous sommes dans la dictature du politiquement correct. Tout ce qui n’est pas dit officiellement, est exprimé officieusement, et c’est bien pire !

 

Le chanteur Charles TRENET et Pierre-Jean CHALENCON à qui il a rendu hommage dans un livre éponyme

 

Votre expression française favorite ?

So chic !

Depuis 6 ans vous êtes l’heureux propriétaire de l’ancien hôtel particulier, Le Palais Vivienne, où vous préparez vos nombreux projets. Quelle est votre actualité ?

Dés que nous pourrons rouvrir les théâtres au public, on lancera la pièce « Une chance insolente », dont la première avait eu lieu avant le couvre-feu, le 20 octobre 2020. A partir de mars/avril 2021, on jouera un spectacle musical sur Georges Brassens, avec le saxophoniste Fred KARATO.  Des dates sont déjà prévues pour cet été au Théâtre de la Mer et à la rentrée au Bobino, au mois d’octobre, avec Gad Elmaleh, qui sera sur scène avec nous. Il y aura aussi mon copain, Vianey. C’est un spectacle musical réunissant 12 musiciens sur scène, où je chanterai 3 chansons de Brassens. L’année 2021, sera également le bicentenaire de la mort de Napoléon. J’exposerais des œuvres napoléoniennes en France et à l’international : en Corse, à Grenoble en octobre, à Rueil-Malmaison en mai, en Normandie…J’ai au moins 5 ou 6 projets d’expositions, dont 3 qui sont déjà en signatures. Je vais aussi à Sainte-Hélène en juin 2021 pour un voyage organisé en mémoire de l’Empereur. Un livre devrait également sortir l’année prochaine, avec la fille de Valéry Giscard d’Estaing.

J’ai aussi un one-man show qui est prêt à être lancé. Une actualité riche et de beaux projets !

 

Parlez-nous de votre nouveau projet d’émission TV « Palais Vivienne » ?

L’humour de PJC sévissait aussi dans l’émission à succès “Affaire Conclue” diffusée sur France 2

C’est un projet qui me tient à cœur dont j’avais lancé l’idée avec Stéphane Joffre. Un teasing a été réalisé et diffusé sur les réseaux sociaux. C’est un concept de dîners réunissant des politiques, sportifs, acteurs et danseurs dans un palais du XVIII ème siècle. Les convives jouent et font le show avec un orchestre de musique classique. L’émission tournée dans un lieu historique est propice aux débats, à l’histoire revue et corrigée et à l’art, dans un lieu historique. C’est très conceptuel.

 

Comment faîtes-vous vivre votre hôtel particulier de 500 m2, le Palais Vivienne, que vous avez acquis pour 6 millions d’euros ?

Le Palais Vivienne possède aussi un studio audiovisuel de 100m2 en plein coeur de Paris

Des ventes aux enchères seront organisées en janvier au Palais Vivienne. Nous avons en outre créé un studio audiovisuel de 100 m2, en streaming, pour les entreprises, grands groupes et institutions, car plus personne ne peut communiquer comme il n’y a plus de congrès, dé réunions ou d’événements. On a monté ce concept avec la société Cris qui gère déjà le Palais Vivienne et la société Magnum qui organise toute la location de matériel pour l’événementiel. On a donc un studio audiovisuel, en plein cœur de Paris. Les tournages commencent en janvier.

 

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PORTRAIT CHINOIS !

 

 

Une interview rock n’roll de l’animateur vedette, Pierre-Jean CHALENCON, menée avec brio par notre Rédactrice en Chef, Estelle GUEÏ

Le luxe au quotidien que vous savourez ? De pouvoir être son propre patron !

 

Votre définition bien personnelle du luxe ? Ce qui exceptionnel, unique, hors du commun. Pour moi le luxe n’est pas d’aller dans une boutique acheter un produit manufacturé, car ce n’est que du marketing. Le luxe c’est l’unique et l’exceptionnel. C’est ce que l’on trouve nulle part. Le côté exclusif. Le vrai luxe est d’être dans un palais à Rome. De manger une omelette aux truffes ou aux cèpes en pleine campagne… Le luxe est composé de moments d’exception. Ce n’est pas forcément lié à l’argent.

 

Le luxe qui ne vous impressionne pas ? Tout ce qui est ostentatoire ne m’impressionne pas. Le mauvais goût surtout ne m’impressionne pas.

 

La musique qui vous identifie le mieux ? L’aile ou la cuisse de Vladimir COSMA. Elle est classique et totalement barrée à la fois.

 

La philosophie qui vous apaise ? Ce qui est pris n’est plus à prendre !

 

La recette du bonheur selon vous ? Je crois qu’il n’y en pas malheureusement. Déjà quand on pense qu’on est heureux, c’est qu’on ne l’est plus. Chacun à sa propre recette du bonheur. Moi je ne l’ai pas.

 

Votre secret pour conserver une allure juvénile et radieuse ? Dormir. Ne pas fumer. Je bois très peu, sauf des vins et jamais d’alcool fort. Dormir c’est la chose la plus extraordinaire. Une hygiène de vie qui me correspond. A 50 ans j’ai une chance folle de faire très jeune.

Dans mon malheur, j’ai une chance insolente comme dans la pièce de théâtre ! (rires)

 

 

Retrouvez bientôt Pierre-Jean CHALENCON et son actualité riche et chargée jusqu’à la fin de l’année 2021 !

 

 

 

 

 

 

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