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Kiss Immo : folie Normande

Le marché immobilier est boosté par la crise sanitaire. Une tendance haussière qui rend les côtes du littoral et les lieux de villégiatures attractifs pour les parisiens victimes du stop and go depuis le 1er confinement. Au Havre, la demande à l’achat a augmenté de 64% par rapport à 2019. Evreux et Giverny affichent une hausse allant jusqu’à 78%. Kiss Immo prend le pouls de la tendance 2021 pour les internautes de KissCity Paris.

Par Estelle GUEÏ

 

 

Une demande supérieure à l’offre

Le marché immobilier étant très fortement déséquilibré, puisque l’offre est inférieure à la demande, on observe ainsi dans toute la Normandie des offres en nettes recul : -29% à Deauville, -41% à Granville et -69% à Cherbourg. Une tendance vertigineuse comme le confirme Éric Chantrait, Directeur de l’agence du Théâtre à Caen : « en 38 ans de métier je n’ai jamais connu une telle pénurie de biens ». Lorsqu’en fin d’année il restait sur le marché 250 biens, aujourd’hui il n’en reste qu’une vingtaine à la même période. Ainsi sur les logements les mieux placés à Caen, il existe dix acheteurs pour un seul vendeur !

 

 

Le télétravail, vecteur d’un nouveau mode de vie

Le télétravail offre l’opportunité aux parisiens et franciliens d’envisager une vie entre la province et Paris, d’accéder à une meilleure qualité de vie, entre verdure et air marin.

Par conséquent, la Normandie séduit par ses nombreux atouts. Idéalement située entre la région parisienne et la mer, la Normandie offre en majorité des maisons individuelles, dans un environnement verdoyant, aux prix modérés.

Les résidences secondaires et les pieds à terres dans les centres-villes sont prisés par la clientèle parisienne. Par exemple, la demande a augmenté de 66 % en un an à Dieppe, alors que l’offre s’est effondrée de – 41 %.

 

 

Quelle sera la tendance en 2021 ?

Les français redoutent de perdre leur épargne à cause du contexte économique lié à la crise sanitaire, alors ils investissent dans la pierre, qui est la dernière vraie valeur refuge. Seulement la tendance finit toujours par s’inverser, comme nous l’explique le directeur de l’agence du Théâtre à Caen, Eric Chantrait : « C’est beaucoup de psychologie, il suffit d’une petite hausse des taux d’intérêts et ça se calme ». Après la flambée post-confinement, de nombreux agents immobiliers tablent sur une baisse de la demande et une baisse des prix en 2021. Le sentiment d’urgence depuis mai dernier laissant place à la nécessité de vendre après les difficultés économiques engendrées par la crise du Covid-19.

Selon les professionnels du secteur, l’avenir reste incertain et dépendra grandement de l’évolution de la situation sanitaire…