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LES HPI & L’AMOUR

La série HPI a démocratisé le statut du surdoué, appelé aussi zèbre ou HPI (haut potentiel intellectuel). Un record d’audience qui met en lumière ces 2,3 % de la population française, incomprise, stigmatisée et parfois en échec amoureux, scolaire ou professionnel. Rencontrer l’âme sœur quand on est HPI, est un défi ! Comment les séduire ? Quels sont leurs fonctionnements cognitifs ?

Par Estelle GUEÏ

 

 

Identifier la douance

En amour, souvent les surdoués, appelés aussi neuroatypiques, zébres, surefficients, hyper-fonctionnants ou philo-cognitifs, rencontrent des difficultés amoureuses, car la structure de leur cerveau est différente. En effet, si 2,3 % de la population française, soit 1 300 000 personnes, sont HPI, cela signifie que les 97% restants sont neurotypiques (les personnes aux QI normés). Comment s’adapter face aux profils « hors normes » et prendre conscience de nos différences, pour mieux se comprendre, communiquer et s’aimer ?

En théorie la question paraît certes basique, seulement dans la pratique, vivre avec un Haut Potentiel Intellectuel implique un comportement et une façon de raisonner propices aux décalages et aux incompréhensions.

 

Le partenaire peut vite être déstabilisé par cette agilité intellectuelle, se traduisant par de nombreuses facultés cognitives, révélées par les neurosciences comme l’intuition, la rapidité, l’hypersensibilité, la capacité de se remettre en question et d’avoir une vision périphérique, alors que les neurotypiques auront une analyse plus segmentée.

Beaucoup de neuroatypiques ont été stigmatisés pendant leur enfance et adolescence, les rendant incompris par leurs camarades qui moquent leurs différences et parfois même au sein de leurs familles, qui ne savent pas comment appréhender l’hypersensibilité de l’enfant haut potentiel. Car être surdoué, va généralement de pair avec une forte sensibilité exacerbée. Une sensibilité à fleur de peau qui désarçonne les parents, les professeurs et l’entourage. Une fois devenus adultes, ces enfants « catalogués différents », « bizarres », «étranges » voir même « marginaux » ou « excentriques », dérangent dans une société si formatée et normalisée.

Difficile dans un tel carcan sociétal de trouver chaussure à son pied au sein de la population. La différence engendrant de la souffrance et de l’incompréhension.

 

 

Quels types de partenaires recherchent les HPI ?

Les Hauts Potentiels sont sensibles à la séduction et à la stimulation intellectuelle. Leur partenaire idéal doit à la fois être séduisant.e et les stimuler intellectuellement pour ne pas s’ennuyer. La relation doit être source d’épanouissement, avec une personne capable à la fois, de les faire réfléchir et de les surprendre. Leur mode de pensée étant en arborescence, vivre avec un HPI n’est pas de tout repos puisqu’ils ont 1000 idées à la seconde !

L’une de leur qualité est la rapidité de leur cerveau affichant un quotient intellectuel supérieur ou égal à 130 selon Wechsler, alors que la moyenne mouline entre 85 et 115. Ce qui engendre forcément au sein du couple des différences, des incompréhensions. Voir même des soucis relationnels au travail, à cause de la complexité de leur personnalité (impulsivité, désaccord avec la hiérarchie, familiarité, agressivité, dyslexie, trouble de l’attention, centres d’intérêts spontanés, manque de limites, difficultés à respecter la loi…)

 

Contrairement aux idées reçues, le HPI n’est ni sensible à l’argent, ni au statut social.

 

Il cherche avant tout une relation juste, authentique, bienveillante, épanouissante, sans restreindre ses libertés, son besoin d’autonomie et d’avoir du temps à soi.

 

 

 

Par conséquent, un partenaire basique pourra être désarçonné face à son fonctionnement où la réflexion, les remises en question sont permanentes.

« On ne résout pas un problème avec le même mode de pensée que celui qui est à l’origine de ce problème ». Albert Einstein

Par exemple, le HPI pourra se réveiller avec une idée brillantissime selon lui, puis au fur et à mesure de la journée, son esprit va l’affiner, la nuancer, pour le soir-même annoncer à sa moitié une autre idée ou vision. Une personne neurotypique et insensible aux problématiques des HPI, pourra alors penser que son compagnon ou sa compagne est devenue dingue, souffre de bipolarité, hyperactivité ou autre pathologie mentale, alors qu’il n’en est rien !

Seulement les Hauts Potentiels ont une soif d’apprendre, de comprendre et de se questionner en permanence. Cela peut être source de stress, d’exaspération et d’épuisement pour la personne qui partage son quotidien. Vous l’aurez compris, le HPI a un « cheminement de pensées » différent de la moyenne.

 

Les pensées en arborescence

Tel un arbre aux nombreuses branches, le cerveau d’un HPI détient des ramifications neuronales surdéveloppées qui entraînent un mode de pensées en arborescence. Les pensées évoluent et ne sont pas figées. Une idée en entraine une autre, avec une avalanche de questionnements.

Le philosophe Emmanuel KANT résume parfaitement l’état d’esprit des surdoués : « l’intelligence se mesure à la quantité d’incertitudes qu’il peut supporter ». L’une des caractéristiques de l’architecture cognitive des HPI, est de gérer un nombre inconsidérable d’incertitudes. Bien que celles-ci soient analysées rapidement, grâce à la complexité et aux modes d’activation cérébrales, leurs idées, intuitions ou raisonnements ne sont pas toujours bonnes. Puisqu’en dépit de leur grande intelligence intellectuelle et/ou émotionnelle, les Hauts Potentiels sont aussi victimes des défauts de leurs qualités.

 

Une personnalité contrastée et ambivalente

Le HPI possède un « esprit toujours en quête de nouveautés et d’innovations », le rendant « attachiant », car à la fois brillant intellectuellement, mais horripilant, rêveur et cabotin. Leur personnalité atypique, ambivalente, suscite de nombreuses interrogations, craintes et incompréhensions, aussi bien dans les sphères privées que professionnelles.

 

La série HPI, avec l’héroïne excentrique, interprétée par Audrey FLEUROT, démystifie le surdoué infaillible !

 

 

Leur appétence pour la rêverie, confère aux HPI un côté enfantin désarçonnant. Il est étonnant d’observer que nombre de Hauts-Potentiels sont tellement concentrés sur leurs pensées ou idées, qu’ils arrivent soudainement à avoir des « fulgurances intellectuelles », trouvant des réponses justes et étonnantes, hors des sentiers de réflexions habituels. Alors que dans le même temps, ils auront du mal à réaliser certaines choses simples. De nombreux observateurs ne comprennent pas les HPI et en ont peur.

 En outre, le tempérament hypersensible des HPI, rendent leurs émotions et ressentis à fleurs de peaux. Souvent blessés émotionnellement dans leur enfance, incompris, humiliés, leurs réactions, une fois adultes, peuvent être extrêmes face à l’injustice, au mensonge ou à la perte de confiance dans l’autre. Capables d’aimer de façon intense et entière

les HPI ont une forte proportion à être gentil, à trop donner et à être généreux avec les personnes qu’ils aiment

 

Comme leurs cerveaux analysent vite et qu’ils sont doués d’une imagination très (ou trop) fertile, ils peuvent idéaliser l’autre et se projeter beaucoup trop rapidement dans la relation, alors que celle-ci peut se révéler toxique. Ce qui peut mener à la désillusion, à la perte de confiance en soi, à l’énervement, aux abus de confiance, voir dans certains cas extrêmes à la colère du HPI.

Celle-ci peut être suscitée parfois par un mot mal utilisé, qui porte alors à quiproquo. Perfectionniste et soucieux d’utiliser les bons termes, le HPI est sensible au vocabulaire utilisé par l’autre. L’importance verbale est capitale pour cet esprit habitué à manier la langue avec précision depuis la petite enfance. Par conséquent, lorsqu’au sein du couple des mots basiques sont utilisés ils peuvent avoir tendance à exaspérer ou à fausser le message. Car comment distinguer un vulgaire : « Tu me saoules ! Tu me fatigues ! » d’un message signifiant en fait que l’autre ne se sent pas bien : « Je suis énervée, je suis triste. » ? Chez le HPI le choix des mots donne le LA pour que les conversations soient fluides et harmonieuses. Une grande partie des difficultés relationnelles du HPI réside dans la communication, car il doit accepter que la personne neurotypique n’utilise pas les bons mots et ne partage pas la même sensibilité lexicale.

 

La personnalité du HPI est ambivalente à différents niveaux :

Elle a 1000 idées à la seconde qu’elle va ensuite remettre en question. Elle est capable d’analyser brillamment les situations les plus complexes, mais pour elle-même pourra être victime de sa gentillesse. Perfectionniste, elle a besoin d’organisation et de logique, ayant horreur des choses brouillonnes, alors que son esprit part dans tous les sens ! De tels contrastes, rendent le quotidien avec un HPI très spécial.

 

Tous les HPI ne sont pas des matheux, la surdouance du chanteur Prince s’exprimait par la musique.

 

Autre caractéristique atypique, qui peut aussi être problématique, les HPI ont tendances à être sapiosexuel.le. C’est à dire sexuellement ou sentimentalement attiré.e par des personnes intelligentes, instruites ou charismatiques !

 

Comment faire des rencontres quand on est Hypersensible, Haut Potentiel ou Neuroatypique ?

Alors que plus d’1 personne sur 5 est célibataire en France, trouver l’âme sœur est particulièrement complexe quand on a un profil atypique. En effet, La relation amoureuse avec un HPI est tellement intense et hyper cérébrale, que cela peut épuiser le ou la partenaire, car à tout moment cela peut « partir dans tous les sens ». Dans ces conditions, rencontrer un partenaire idoine est difficile.

Par exemple, les hypersensibles vont être ultra-réceptifs et empathiques. Les neuroatypiques manqueront de sens d’autrui. Les hauts potentiels auront besoin de lire l’approbation dans le regard des autres…Autant de caractéristiques qui impactent la vie amoureuse. Incompris, les neuroatypiques rencontrent de vraies difficultés face à des personnalités trop opposées. Ainsi, un hypersensible ayant besoin de moments de solitude et de calme au quotidien, ne supportera pas une personnalité très extravertie et fêtarde.

En outre, les sites de rencontres généralistes ne prennent pas en compte leurs particularités. L’aspect « mise en compétition » des applications de rencontres, peut être très mal vécu, voir dévastateur car l’enjeu amoureux, est encore plus grand pour les profils Hypersensibles, Hauts Potentiels ou Neuroatypiques, qui ont des particularités plus marquées.

 

Alors comment rencontrer l’amour et « matcher » avec une personne qui complètera et acceptera les différences neuroatypiques  ?

 

Valérie BRUAT, la créatrice de l’agence Inter-Contacts Paris

C’est forte de ce constat, que Valérie BRUAT, créatrice de l’agence matrimoniale haut de gamme, Inter-Contacts Paris, la plus ancienne des agences matrimoniales indépendantes parisiennes, propose un accompagnement personnalisé et bienveillant, pour les Neuroatypiques (HPI, hypersensibles, Autistes Asperger, Dyslexiques…). Pour cela, celle qui est surnommée « Artisan de l’amour » par David ABIKER, s’est associée avec Claire STRIDE, spécialiste de l’approche neurocognitive et comportementale, pour développer la méthode Neuro-Coeur.

 

 

 

L’experte des relations amoureuses explique : « Cette approche inédite en France utilise la puissance des neurosciences pour faciliter la démarche de rencontre amoureuse. Avec un objectif : décrypter les schémas mentaux des femmes et des hommes, ainsi que leurs besoins profonds, pour mieux révéler leur unicité. »

En dépit d’une carrière riche et accomplie, les difficultés de communication liées à la neuroatypie, engendrent une solitude affective pesante ou une frustration intellectuelle.

 

 

Certaines situations peuvent prêter à sourire, comme ce neuroatypique qui a demandé le divorce, car il avait besoin d’avoir son espace et du temps à soi. D’autre relations peuvent être déséquilibrées lorsque la femme HPI effraie par son intelligence son partenaire, qui se sent alors diminué dans sa virilité.

Pour s’épanouir le Haut Potentiel a besoin de consolider son identité :

♦ Apprendre à vivre ses émotions, à s’ajuster à son environnement
♦ Créer et vivre des relations authentiques
♦ Se développer, se construire, ou se reconstruire (après un échec, un burn out, séparation, deuil…)
♦ Trouver sa place, sa voie
♦ Dépasser ses difficultés, développer l’estime de soi
♦ Acquérir autonomie, confiance et mieux-être

Aussi, rencontrer un partenaire compréhensif, bienveillant, ouvert d’esprit et intelligent, est essentiel pour que la personne HPI puisse s’épanouir en toute confiance, dans le couple et offrir la pleine mesure de ses capacités affectives…et cognitives !

 

 

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